Siège de Sarajevo & crépuscule transfert de Hubert Félix Thiéfaine

sarajevo père et fille traversant l'avenue

Aujourd’hui j’ai envie de vous rappeler le siège de Sarajevo.

A quelle date publier un article sur un événement qui a duré plus de trois ans ?
Comment vivre trois ans dans une ville assiégée ?
Ça dépasse mon entendement et j’en profite pour exprimer toute ma compassion pour toutes les populations dans ce cas actuellement Syrie, Yémen…

Forcément choisissons la date la plus positive, la fin et peut être un retour à la paix. Le siège a pris fin officiellement le 29 février 96. Et ça me pose la question de quand célébrer, le 28 ou le premier, pour une tracasserie de faire coller l’administratif (le calendrier) à la révolution de la Terre autour de soleil en 365,256363004 jours. Je choisi arbitrairement de commémorer le 1er mars.

J’ai cherché une image pour mettre en Une de l’article, j’en ai trouvé plein (heureusement) . Petite sélection personnel dans mes explorations et je vous épargne  à un dessin près les images/photos de morts, estropiés… car je les trouve trop insoutenable pour être sur mon blog.

 

J’étais adolescent à l’époque des faits et la chanson avec son introduction sur le live m’a beaucoup marqué et ça me permet de faire un article sur un des chanteurs de prédilection. Donc De Hubert Félix Thiefaine, Crépuscule-transfer sur l’album  Fragments d’hébétude (1993)

à la fin du siècle dernier mon grand-père maternel que je n’ai malheureusement jamais connu a été précepteur à la cour de Bosnie-Herzégovine et à l’école quand j’en parlais à mes petits camarades il me disait la Bosnie-Herzégovine ça n’existe même pas mon pauvre Thiéfaine tu ne sais plus quoi inventer pour te rendre intéressant. Maintenant je crois que dans les cours de récréation les enfants savent que la Bosnie-Herzégovine ça existe et voici une chanson qui aurait pu s’intituler Sarajevo transfert

Introduction de la chanson sur le live Paris-Zenith

Les paroles de Crépuscule-transfer

Dans la clarté morne et glaciale
D’un ténébreux soleil d’hiver
Tu te blottis comme un animal
Sous les tôles rouillées d’une Chrysler
Entre une laverie automatique
En train de cramer et un bunker
Y a plus grand-chose de magnétique
Sur la bande son de ton flipper
Les gens tristement quotidiens
Dans leur normalité baveuse
Traînent leur futur d’euro-pingouins
Au bout d’leurs graisses albumineuses
Et toi tu ne sais plus où aller
De cul de sac en voie sans issue
T’as juste appris à éviter
Les snippers et les tirs d’obus
L’horreur est humaine, clinique et banale
Enfant de la haine, enfant de la peur
L’horreur est humaine, médico-légale
Enfant de la haine, que ta joie demeure !
Sous les regards torves et nighteux
Des cyborgs aux circuits moisis
Les cerveaux devenus poreux
S’en retournent à la barbarie
Et tu traînes tes tendres années
D’incertitude et d’impuissance
Parfois tu rêves de t’envoler
De mourir par inadvertanceL’horreur est humaine, clinique et banale
Enfant de la haine, enfant de la peur
L’horreur est humaine, médico-légale
Enfant de la haine, que ta joie demeure!Dans les dédales vertigineux
Et séculaires de ta mémoire
Tu froisses un vieux cahier poisseux
Plein de formules d’algèbre noire
A quoi peut ressembler ton spleen
Ton désespoir et ton chagrin
Vus d’une des étoiles anonymes
De la constellation du chien

L’horreur est humaine, clinique et banale
Enfant de la haine, enfant de la peur
L’horreur est humaine, médico-légale
Enfant de la haine, que ta joie demeure!

le clip

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