Sur la Commune – Serge Utgé Royo

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ancien logo les amis de la commune de paris 1871Hier, samedi 29 avril, j’ai profité de l’Assemblée Générale de l’association Les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 pour renouveler mon adhésion à celle-ci.
Pour vous parler de cet événement majeur de l’histoire française, événement que les puissants essaient de masquer, je n’ai que l’embarras du choix de chansons vu toutes celles qui sont parvenu jusqu’à nous. Inutile de dire que ce n’est pas l’éducation nationale qui m’a fait découvrir en première cette épopée mais mon oncle (prof d’histoire à l’éducation nationale) à la fin de mes années collège en me faisant une compilation sur une cassette 90min de chanson de la Commune mais aussi de Fréhel, Piaf…
Comme l’association a pour objectif de de faire connaître l’histoire de la Commune et d’en entretenir la mémoire je vous propose une chanson de Serge Utge Royo qui concorde tout a fait avec ces généreux objectifs. Elle est sortie en 1991 sur l’album Chansons d’hier soir et se nomme sobrement Sur la commune.

http://linter.over-blog.com/article-apprendre-encore-et-toujours-de-la-commune-depuis-nous-avons-recule-123020948.html
image empruntée au site
http://linter.over-blog.com

En ces temps troubles d’élection pour la 5ème république, les citoyen-e-s, les travailleurs/euses… de remonté des fanatiques religieux (merci aux mals nommés manif pour tous et sens commun)… n’occultons pas le programme émancipateur des communard-e-s. Inutile de dire que le bon sens de l’appel aux électeurs parisiens rédigé par le comité de la garde nationale a été oublié depuis longtemps mais il reste tragiquement d’actualité.

 

 

 

Avant de découvrir la chanson, trois dessins de Tardi

La chanson

Il était une fois dans ce grand cimetière…
Ecoute bien, l’ami, c’est une histoire vraie
Le gouvernement d’alors avait perdu sa guerre
L’Etat de Prusse avait vaincu l’Etat Français
Le gouvernement d’alors avait perdu sa guerre
L’Etat de Prusse avait vaincu l’Etat Français

Pendant qu’on s’arrangeait entre grands de l’époque
Pour payer le tribut au premier des tueurs
Voilà que de Paris le peuple se convoque
Et décide – comme ça ! – qu’il ne veut plus de supérieur !
Voilà que de Paris le peuple se convoque
Et décide – comme ça ! – qu’il ne veut plus de supérieur !

{Refrain:}
Tous les copains de la Commune
Ne sont pas morts sans rien laisser
Ils doivent nous garder rancune
De laisser crever leur passé
Ils doivent nous garder rancune
De ne pas mieux en profiter

L’Etat de France implore son ami vainqueur
De lui donner la main pour « mater la canaille »
Car il faut, sans tarder, aller clouer la peur
Aux cerveaux parisiens qui bravent la mitraille !
Car il faut, sans tarder, aller clouer la peur
Aux cerveaux parisiens qui bravent la mitraille !

Et c’est le dix-huit mars de l’an soixante et onze
Que, depuis le palais où rota Louis Quatorze,
Monsieur Thiers a brandi quelques canons de bronze
Et crié vers Paris « Ils vous feront rendre gorge ! »
Monsieur Thiers a brandi quelques canons de bronze
Et crié vers Paris « Ils vous feront rendre gorge ! »

{au Refrain}

Une fille de Paris a gueulé vers le ciel
Et laissé sa jeunesse dans un bagne pourri
Femmes, si vous luttez, saluez Louise Michel
Et si vous ne luttez pas, saluez-la aussi !
Femmes, si vous luttez, saluez Louise Michel
Et si vous ne luttez pas, saluez-la aussi !

Aussi, souvenons-nous que des frères oubliés
Venus d’autres pays, citoyens de la Terre,
Sont morts des mêmes balles que leurs frères français
Ils avaient oublié les drapeaux, les frontières
Sont morts des mêmes balles que leurs frères français
Ils avaient oublié les drapeaux, les frontières

{au Refrain}

Notre mémoire est née de ces quelques semaines
Compagnons et compagnes, il faut l’utiliser
Revendiquons les rues, les montagnes, les plaines
Et comme les Communards, abolissons l’armée !
Revendiquons les rues, les montagnes, les plaines
Et comme les Communards, abolissons l’armée !

Il faut gratter l’oubli dont on a recouvert
Les leçons des copains qui furent assassinés
Il faut savoir que l’autonomie ouvrière
A laissé dans l’Histoire des blessures infectées
Il faut savoir que l’autonomie ouvrière
A laissé dans l’Histoire des blessures infectées

{Chœurs:}
Tous les copains de la Commune
Ne sont pas morts sans rien laisser
Ils doivent nous garder rancune
De laisser crever leur passé
Ils doivent nous garder rancune
De ne pas mieux en profiter

Tous les copains de la Commune
Ne sont pas morts sans rien laisser
Ils doivent nous garder rancune
De laisser crever leur passé

Le Trio Utgé-Royo – Sur la commune (Paroles et musique de Serge Utgé-Royo). Enregistré à L’Européen le 2 mai 2015 – Léo Nissim (direction musicale, piano), Jean My Truong (batterie), Fabrice Legrand (son) et Stéphane Dutoict (lumières).

graf commune de paris - action antifasciste paris banlieue
« Le cadavre est à terre, mais l’idée est debout. »  AFA Paris-Banlieue

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1 thought on “Sur la Commune – Serge Utgé Royo

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