Janvier en chanson

je ne sais pas trop mano solo

Ils s’embrassent au mois de janvier
Car une nouvelle année commence
Mais depuis des éternités
L’a pas tellement changé la France
Passent les jours et les semaines
Y’a que le décor qui évolue
La mentalité est la même
Tous des tocards, tous des faux culs

Renaud, Hexagone

Je commence par cet article d’une série de douze, un par mois, dans une tentative de trouver une ou plusieurs chansons autour du mois qui débute. L’exercice risque d’être un peu périlleux selon le moment de l’année, car il faut aussi que le chanson me plaise, mais c’est un défis qui me tente bien de relever.

Pour ce mois de janvier je vous offre donc d’une œuvre triste et mélodique,  d’un de mes chanteurs préférés

Janvier

je ne sais pas trop mano soloJanvier est une chanson de Mano Solo  sur son 4e album Je sais pas trop (1997). Il s’agit d’un album enregistré entièrement en public où Mano Solo était accompagné d’un orchestre composé de cuivres, de cordes et de percussions.

Janvier, à ma fenêtre, je regarde la rue où sont plantés les êtres, un rayon de soleil ne serait pas suferflu.
Au balcon de mon deux-pièces je fume en hiver, en crachant de bons vieux glaires comme j’aurais craché le noir de ma nuit, comme j’aurais craché la haine ou l’amour, comme le fit ma mère en me crachant moi.

Janvier à ma fenêtre, à mes pieds se dégorge le monde. Je sais qu’en bas au coin quelque chose m’attend ou bien quelqu’un.
Les gens m’aiment parce que je suis triste, alors pourquoi ils veulent que je change. Et les gens m’aiment parce que je suis seul, et les gens m’aiment parce que j’ai mal et les gens m’aiment parce que je meurs à leur place en quelque sorte. Drôle d’histoire, j’y comprends rien…Janvier à ma fenêtre, je tire le rideau, rien ne sera plus jamais beau. Les gens qui vivent autour de moi savent bien à quel point je t’aime.
Ils ne voient pas bouger mes lèvres mais ils savent qu’elles parlent de toi.
Les gens qui vivent autour de moi ne me demandent plus à quoi je pense, ils savent que je vis un monde de glace. Ils savent que leur sourire ne réchauffe que son porteur. Ils savent que jamais plus tu ne me tendras la main.
Ils voudraient bien que je t’oublie, que je les aime autant que tu me fais la gueule. Les gens qui m’aiment sont bien seuls.Et moi je suis bien tout seul avec tous ces gens qui m’aiment, tous ces gens qui m’aiment…

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